Le réseau des anciens de l’ESCP- EAP, école de commerce à Paris, c’est, selon leurs propres termes:
- L’ensemble des diplômés et étudiants de l’ESCP-EAP
- Le sentiment d’appartenance à une même communauté trans-générationnelle et géographiquement dispersée.
L’animation du réseau repose sur une équipe permanente de 10 salariés (et plus spécifiquement le Pôle Animation Réseau - Networking) et sur l’engagement de 500 bénévoles actifs et motivés.
Les objectifs du réseau :
- Renforcer les liens et la solidarité entre les anciens/les étudiants,
- Promouvoir l’image de l’école et de son diplôme, actif que tous les anciens ont en commun
- Proposer des manifestations et conférences
- Influencer la stratégie de l’école
Adhérer au réseau, c’est :
- Etre en accord avec ses buts et ses statuts ;
- Soutenir son action et cotiser annuellement pour lui donner les moyens d’accomplir ses missions
- Contribuer directement à son action en participant aux assemblées générales et aux votes ;
- Bénéficier des manifestations et avantages dédiés aux adhérents.
La qualité et le dynamisme du réseau constituent un critère de choix essentiel pour les futurs étudiants. Tous les anciens contribuent au prestige de l’Ecole de par leur position au sein de la vie économique, politique et sociale.
Comment se structure le réseau ?
- Le Réseau constitue le moteur qui permet de fédérer les Anciens autour d’intérêts communs, issus des liens créés pendant la scolarité ou développés dans le cadre du parcours professionnel.
- La ” Commission Animation Réseau - Networking “, présidée par deux membres du Conseil d’Administration :
Vous avez peur du coût de la création d’une entreprise ou d’une activité en indépendante en France? Mais les quelques milliers d’euros que cela peut vous couter ne sont qu’une partie du coût réel de cette folle initiative… C’est le coût en temps lié à la compréhension de la complexité administrative de cette création et gestion de TPE ou de PME qui est dément! Voici un petit inventaire des coûts que j’ai pu identifier à date:
Tout comprendre des taxes, charges, et impôts divers prélevés sans aucun lien avec vos revenus
Il faut savoir que la créatrice ou gestionnaire d’entreprise en France est de prime abord suspecte puisqu’elle vise quelque part à s’enrichir, non pas en allant travailler tous les jours chez un employeur comme cela se fait, mais en créant son activité. Très suspect en effet… Elle va donc être taxée et imposée dès le départ, sans lien aucun avec son volume d’activité ou de bénéfice.
Comprendre tous les prélèvements locaux, régionaux et nationaux relève du parcours du combattant malgré le nombre de sites tentant de répondre à cette demande, ceci sans doute parceque les intervenants sont multiples et que les règles de taxation sont obscures.
L’on voit par ailleurs très rarement des exemples donnant l’ensemble de ces taxes, impôts et charges pour un scénario donné. La Caisse d’Assurance Maladie ( la CANAM) fait bien des scénarios pour le calcul des charges sociales, mais pas pour les autres…Une explication globale de ces charges sociales est ici.
Recherche d’information sur les structures d’accompagnement et de financement éventuel de votre activité
Vous commencez à comprendre les couts financiers et organisationnels liés au développement de son activité en France. Votre conclusion logique: une aide publique s’impose, sinon pourquoi se jeter dans ce pétrin?
Ici aussi, le même syndrome apparait: multiplicité des acteurs locaux, régionaux et nationaux et complexité des dispositifs. Par exemple sur ma région d’une superficie d’une centaine de kilomètres il n’y a pas moins de cinq structures publiques ou associatives locales financées par l’état actives dans l’aide à la création d’entreprise. La plupart assez sympathiques et actives au demeurant, mais tout de même, cela semble peu efficace. Il y a ensuite au niveau régional, des dispositifs spécifiques comme Provence Promotion sur le sud de la France.
Enfin, vient s’ajouter à ceci au niveau national des entités comme l’APCE ( Agence pour la Création d’Entreprise) , OSEO ( financement de l’innovation), et j’en oublie sans doute…
La Compréhension des charges sociales sur les salaires et des façons d’y échapper
La aussi, vu le niveau des charges sociales en France, qui double presque le coût d’une salariée, de nombreux dispositifs d’exonération partielle de ces charges existent: depuis l’embauche de stagiaires (non soumis à charges) jusqu’a l’embauche de chomeurs ( -ses) de longue durée.
Ainsi plutôt que d’aller tout simplement diffuser une annonce de poste dans le journal ou via un site local ou national, vous risquez fort de passer quelques heures et journées à vous renseigner et à attendre la disponibilité de stagiaires ou d’apprentis ( qui existent aujourd’hui dans la plupart des disciplines) .
Le temps passé à chercher le coup de pouce qui fera mieux passer la pillule des couts et de la complexité administrative est du temps perdu pour vraiment travailler sur votre activité: chercher des clients, des partenaires, des collaboratrices et collaborateurs.
C’est aussi une source de frustration, élément handicappant lorsque l’on doit avoir l’énergie de porter une activité économique. Pour les jeunes embauchés comme stagiaires ou apprentis pour une bouchée de pain, alors qu’ils arrivent avec une formation de qualité, c’est vraiment un bien piètre démarrage dans la vie active.
C’est surtout de l’activité stérile pour les administrations qui la mènent, qui nous coute à nous tous contribuables et réduit les fonds disponibles pour les crèches, les hopitaux, les universités, la police, les routes, bref , les activités où l’on attend vraiment l’état.
Et si la France simplifiait ses régles autour de la création et de la gestion de l’entreprise, peut-être n’y aurait-il plus besoin que d’une structure unique, nationale, régionale et locale d’accompagnement des TPE et PME? Aaaah, le rêêêêve.. Oui, je sais, c’est fou!
Voici la question que je me posais récemment, et dont j’avais vainement cherché la réponse sur le web ( y compris sur le site de l’APCE) ou en direct auprès de la Direction du Travail concernée. Tout d’abord une définition d’un bel acronyme français:
- L’ACCRE: Aide aux demandeurs d’emploi créant ou reprenant une entreprise (Accre).
Cette ‘ aide’ consiste en une exonération d’une partie des charges sociales pendant un an. Les cotisations relatives à la CSG-CRDS, à la retraite complémentaire, au Fnal, à la formation professionnelle continue et le versement transport ne sont pas exonérées. Pour une personne ayant une activité dans la catégorie commercants/industriels( les autres connues par l’état français étant celles d’avocat et d’agriculteur. Pour les prestataires de services hors prestations de type conseil, circulez, y’a rien à voir!), celles-cis représentent quand même quelques 400 euros à verser, en l’absence de tout revenu significatif de votre coté. Sinon, en tant que jeune créatrice d’entreprise, vous avez le droit, d’entrée de jeu, de payer quelques 2 700 euros (!!) , dès la première année, à l’état français, même si vous avez un résultat négatif et que vous ne vous payez pas de salaire, en tant que gérante de SARL… Avouez que la notion d’aide est toute relative dans ces circonstances…
- ACCRE et Délai de création de trois mois:
Jusqu’à ce 1 er décembre 2007, il fallait absolument prendre garde à soumettre sa demande d’ACCRE avant de créer son entreprise, de quelque type qu’elle soit ( entreprise individuelle, EURL ou SARL- pour la SA je ne suis pas sure). Ensuite, vous imploriez le ciel de bénéficier de l’ACCRE ou pas. En effet, il fallait dans les derniers temps remplir un simple formulaire indiquant votre pédigree de façon très basique ( diplomes notamment), le type d’entreprise prévu et son type et lieu d’activité, sans avoir aucune indication sur les critères utilisés pour accorder cette exonération de charges…
C’etait donc : ‘Inchallah’, comme ils disent…L’exonération me fut accordée, à ma grande surprise et ma grande joie. Néanmoins, à la clé de ce ‘ cadeau’ de l’Etat français aux aventureuses qui se risquent à la création d’entreprise, un délai.. Eh oui, l’exonération n’était valable que si l’entreprise était immatriculée dans les 3 mois suivant l’accord. Il fallait donc minuter sa demande pour ne pas rater la fenêtre de tir.
Résultat, de nombreuses créarices, j’en suis certaine, ne sont pas encore prêtes à créer leur structure trois mois après avoir fait leur demande: la paperasse demandée a été plus longue à constituer, des évènements extèrieurs sont intervenus, etc.. Ces créatrices se demandent: diable, que faire à présent? Une seconde demande n’est pas acceptée, et le délai est dépassé. Que faire?
La réponse n’apparaissait nulle part. J’avais appelé le Direction du Travail une première fois dans la semaine suivant l’expiration du délai et avais obtenu la réponse laconique suivante: ” Envoyez un courrier et si on ne vous répond pas, c’est que le délai de création est accordé”. Rassurant vous ne trouvez pas, pour la créatrice? Quelles étaient mes garanties en cas de mauvais surprise? Mes tentatives de les joindre quelques deux mois après que la date fatidique soit passée ont échoué…
Quelle ne fut pas ma satisfaction d’apprendre à ma CCI locale que la procédure changeait au 1er décembre, réglant par la même mon souci…
- Nouvelle procédure de demande d’exonération pour les demandeurs d’emploi
La demande d’ACCRE est à présent à soumettre avec votre dossier d’immatriculation ou dans les 45 jours qui suivent celle-ci. Encore un petit délai, mais dans l’autre sens cette fois, bon…Le formulaire est toujours aussi simple. Par contre, les conditions d’octroi de cette faveur étatique ( vous avez pensé ‘royale’? mais quel rapport, nous sommes en République, que je sache!) sont toujours aussi secrètes, et là, l’on doit créer son entreprise pour savoir si l’on sera exonérée d’une partie des charges. Eh oui…C’est toujours la loterie, mais dans l’autre sens.
- Quelques Liens pour vous qui serez à priori en régime indépendant(e): gérantes majoritaires de SARL, d’EURL, consultants, artisans :
- > Section du site de l’APCE décrivant précisemment la procédure de demande de l’ACCRE.
- > Outil de calcul de la Caisse d’Assurance Maladie de vos cotisations sociales par rapport à votre revenu prévisionnel ( en indépendante). Bravo!
- > Le site Motamot explique bien les cotisations sociales ici.
C ourage!
Vous verrez une brève de la newsletter de Cadremploi ci-dessous, qui corrobre la vision de la mobilité géographique que j’ai pu constater autour de moi depuis une dizaine d’années mais qui a du mal à entrer dans les mentalités des médias et décideurs économiques en France. Cette mobilité, qui concerne beaucoup les 25-45 ans, n’a rien à voir avec la mobilité accompagnée des quinquagénaires ou quadragénaires des années 80. Il s’agit pour ces cadres et futur cadres de s’expatrier soit pour effectuer des études de niveau licence à master à l’étranger, soit de partir travailler en contrat local pour une entreprise, soit très locale, soit tout à fait internationale. Ils partent par leurs propres moyens et n’ont pas nécessairement en tête un séjour court mais souvent une installation durable à l’étranger, accompagnée de la fondation d’une famille avec une ame soeur rencontrée sur place. Ces famille font partie des familles internationales auquel s’adresse le fabuleux réseau en devenir: InternationalParents.
La Brève de Cadremploi:
L’Express publie un dossier sur l’essor des contrats d’embauche conclus à l’étranger avec des salariés français, qui supplantent de plus en plus les contrats d’expatriation. Stéphane Birien, responsable de la mobilité internationale chez Schneider Electric, définit le principe de ces contrats, qui se multiplient dans les pays émergents, notamment en Chine. « Ce sont souvent de jeunes cadres de trente ans qui viennent s’installer dans ce pays. Ils viennent nous solliciter. La nouveauté est qu’ils ont la ferme intention de s’établir durablement. (…) Ces initiatives sont très intéressantes et ces “nouveaux” collaborateurs s’impliquent véritablement. Ils apprennent la langue et n’éprouvent pas vraiment de difficultés en termes d’intégration car ils s’inscrivent dans une démarche de longue durée ». Ces contrats concernent la majeure partie des postes de français à l’étranger (52 %), alors que selon un sondage TNS Sofres, seuls 28 % d’entre eux bénéficient d’un contrat d’expatriation. Les expatriés font souvent figure de privilégiés, avec des conditions financières avantageuses et surtout, le maintien des mêmes conditions de protection sociale qu’en France. La prime d’expatriation, dont le montant diminue progressivement, vient par ailleurs compenser la perte de revenu d’un ménage lorsque le conjoint ne peut pas trouver immédiatement un nouveau poste dans le, pays d’accueil. L’expatriation doit se préparer étroitement, dans une entreprise, avec si possible, un stage d’adaptation à la mobilité. Dans la perspective du retour en France, l’expatrié(e) doit pour sa part prendre garde à ne pas couper les ponts avec sa hiérarchie.
- > http://www.cadremploi.fr/emploi/revue_presse?act_code=50225261#50225511
On nous rabache les oreilles de la publicité virale en ligne et 9 fois sur 10, il s’agit de campagnes pour une nouvelle boisson de type soda, pour des baskets, ou d’autres produits et services destinés aux 15-25 ans…
N’y a t’il pas d’offre de marketing viral pour les adultes qui surfent? Eh bien ce soir je peux vous dire que si, grâce à cette publicité américaine vue en allant voir les news sur ce cher SFgate.com, journal du San Francisco Chronicle.
Difficile d’avoir un brief plus dur qui devait être ” Faire du fun avec le thème des toilettes “…Il s’agit en effet d’une publicité pour… les toilettes Kohler. Lorsque la com est bien faite, cela devient vraiment genial…;-)
http://www.josplumbing.com/index.html?id=Wrench3_160×600_SF_Eng
Elle a un petit air de ‘ Desperate Housewife’ notre plombière non?
Les locations d’espaces de bureau étant très couteuses pour les jeunes entreprises sans grand revenu - compter entre 400 et 600 euros par mois pour quelque chose de très basique- un service existe, très parisien encore, qui aide à mettre en relation les personnes souhaitant partager des bureaux. Il s’appelle: Bureauxapartager.com. Leur outil de recherche par géographie est un peu limité car il n’y a pas de liste pré-définie de départements ou de régions, simplement un champs de texte libre recouvrant à la fois la ville, le code postal, le départenement. En fait ils semblent se concentrer sur la Région Parisienne à ce jour.
Dans ma série sur la gestion d’entreprise en France, voici quelques conseils d’une non professionnelle de la question sur le calcul des charges sociales dues sur les salaires de ses employés.
En général, il est dit en France qu’une salariée coute en charges le double de son salaire net, soit, pour un salaire net de 1 500 euros, 3 000 euros en tout à l’entreprise. Cela est vrai pour les cadres dans des grosses structures ( car on comprend une mutuelle et un Comité d’Entreprise), et l’est un tout petit peu moins pour des salariés de TPE, des retraités ou autres chomeurs bénéficiant de quelques réductions de charges. Dans ces cas, le multiple serait plutôt de l’ordre de 1,84 par rapport au salaire effectivement perçu par la salariée. Un ami ancien DAF m’a suggéré ce petit outil en ligne pour calculer les charges d’emplois faiblement qualifiés ou bénéficiant de réductions de charges: http://www.pajemploi.urssaf.fr/pajeweb/simucoti3.jsp.
Mais attention, cet ami souligne fort justement que pour les entreprises de plus dee 10 salariés, il faut pas oublier d’ajouter tout un tas d’autres charges sociales supplémentaires: taxe d’apprentissage:0,7%, formation continue: 1,6%, effort de
construction: 2%, entre autres.
Et il ne s’agit là que d’un type d’impôt, ceux sur les salaires. Nous n’avons pas encore abordé les divers autres impôts sur l’entreprise tels la taxe professionnelle.
Encore un peu de complexité à naviguer pour la chef d’entreprise car leur définition est obscure. Nulle part n’ai-je trouvé réponse à la question: ” Combien vais je payer comme taxes et impôts divers, en tant que responsable d’une entreprise, pour exercer mon activité?”
Mon dieu qu’il faut être folle pour créer une entreprise en France! Premièrement, l’on sort d’un confortable système de salariat et d’assurance chomage, deuxièmement, il faut ensuite naviguer les méandres et les aberrations administratives liées à la création d’entreprise ici - et découvrir les nombreux acronymes qui s’y rattachent.
Vous avez un projet de service innovant, vous êtes prête a investir vos propres fonds, à vivre sans salaire pendant un an, deux ans au moins? Cela ne suffit pas. Il vous faudra aussi essuyer les difficultés suivantes.
Les charges sociales:
Dès que vous immatriculez une entreprise, entreprise indépendante, EURL, SARL ou autre en France, l’on va vous demander en tant que gérante ou responsable unique de payer des charges sociales, indépendemment de si vous vous rémunérez quoi que ce soit. Ces charges décidées forfaitairement sont de l’ordre de 1200 à 2000 euros en 2007 - si je ne m’abuse, tant avoir des informations claires à ce sujet n’est pas simple, malgré tous les sites d’aide à la création d’entreprise comme celui de l’APCE.
Le calcul des charges sociales françaises et les modifications fréquentes des règles y afférant sont si complexes que réaliser une feuille de paie, même pour un(e) seule salariée(e), est laissé aux comptables par ceux qui s’y sont essayé une première fois. (Certes, certains, bien renseignés, évoqueront les chèques emploi TPE).
Il existe une exonération possible d’une partie de ces charges sociales pour l’individu créateur ou créatrice d’entreprise, du doux acronyme de l’ACCRE, mais elle n’est que partielle, attention. Restent à votre charge les 7,5% et 0,5% dues au titre de la CSG et de la CRDS. Ce n’est pas clair? Tout à fait d’accord, mais clarifier est une mission impossible, demandez à un(e) spécialiste! Regardez les tableaux descriptifs que tout(e) créateur( trice) doit comprendre pour se lancer en connaissance de cause…Sinon, je vous le dis, c’est avoir une petit brin de folie.
Par ailleurs, jusqu’ici, il fallait déposer son dossier ACCRE AVANT de créer sa structure. Pourquoi diable cette règle? Pour savoir si l’on sera exonéré(e) ou pas à l’avance? Certes, mais cela va t’il nous empêcher de créer la structure dans le cas contraire? Une fois votre dossier ACCRE déposé (devenu un simple formulaire à remplir depuis 2007), l’on vous octroie un délai de trois mois pour immatriculer l’entreprise. Diable, encore une contrainte. Et si , ayant cherché des associés et attendu de réunir les nombreux papiers nécessaires à la procédure, je la créée trois mois et quinze jours après, voire cinq mois après, je ne peux plus bénéficier de l’exonération? Quelle complexité, que de contraintes difficiles à comprendre, pour des personnes qui ont un petit feu intèrieur leur poussant à risquer l’entreprenariat…
Enfin, exonération ne signifie pas que l’on vous laissera en paix. Non, d’après ce que j’ai compris, l’URSAFF vous sollicitera régulièrement et ce sera à vous de lui indiquer que vous bénéficiez de l’exonération. Du temps qui pourrait être employé à développer votre activité, à former des employés, ou à scruter la concurrence…
La TVA
L’autre contrainte non négligeable de la créatrice en France, c’est celui de la gestion de la TVA. Eh oui, ces petits 19,6% qui s’appliquent à toutes ses ventes en France et en Europe, et à ses achats. Cette TVA est récupérable par les entreprises, certes, mais elle l’est avec un délai. En effet, l’entreprise verse d’abord la TVA payée sur ses achats de produits et services, et elle déclare en général trimestriellement le solde dû ou attendu, pour ne récupérer ce qu’elle a en quelque sorte avancé à l’Etat que plusieurs mois plus tard. Disons que j’achète les services d’informaticiens et de graphistes pour 20 000 Euros, cela fait près de 4 000 euros que je vais devoir avancer à l ‘Etat Français pendant plusieurs mois dans le cadre d’une activité naissante, avec peu ou pas du tout de rentrées…
- > Infos APCE sur le remboursement de la TVA versée, apparemment particulièrement long lors de la première demande…
Bon, on vous le dit, il faut avoir un brin de folie pour créer en France.
Les petit(e)s malin(e)s ne resteront pas seul(e)s face à cet univers kafkaien et se fédèront en réseaux de créateurs et créatrices, comme le font les anciens de l’ESSEC, au sein du Club PME- PMI, ou au sein de groupes de créatrices et gestionnaires d’entreprises régionaux.
- > Site de l’APCE: Agence pour la Création d’Entreprise
- > Informations sur les chèques emploi TPE
Ce premier BarCamp de Marseille, organisé mercredi 31 octobre sous la bienveillante impulsion de la FING, fut l’occasion de réunir une centaine de personnes passionnées d’une façon ou d’une autre par Internet comme média ou comme outil.
Selon la tradition ‘free style’ du BarCamp, d’origine américaine, les participants avaient pu s’inscrire sur un Wiki à l’avance en se présentant brièvement, exercice fort utile pour tous les participants, et en proposant pour certains des suggestions de tables-rondes. Tout le monde s’est retrouvé chez Oggie, un bar-café tendance du cours Julien à Marseille créé par un ancien informaticien, pour finaliser l’organisation des tables-rondes. Celles et ceux ayant proposé des thématiques sont venues les présenter en deux minutes au micro et chacun(e) s’orientait ensuite vers la table-ronde de son choix.
Yours truly de San Francisco Consulting a suggéré le thème de l’avenir des réseaux sociaux: Réseaux ouverts et réseaux fermés, Quel avenir en terme d’usage pour nous et en terme de devenir pour eux? Ce thème cohabitait au sein d’un même atelier avec un autre proposé par une personne de la société Lynxoft: Le web comme plateforme, qui recouvre plus précisemment, la notion de bureau virtuel en ligne, accessible partout, solution qu’édite la jeune société en question.
Une quinzaine de personnes se sont retrouvées autour d’une table sous un éclairage néon pur seventies au centre social du Cours Julien. Pas de chichis à la Fing, on était là pour bosser! Et ce fut le cas. Axelle de la FING lanca habilement la discussion en priant à chacun(e) de se présenter et d’exprimer ses souhaits en terme de débat. Renaud, de la Fing également, exprima des questions fort précises sur l’usage des réseaux sociaux.
Parmi les participants à cette table-ronde, des responsables de petites structures, des représentants du CNRS coté sciences humaines, des consultants indépendants conseillant le secteur à but non lucratif sur l’usage des NTIC ou dans le domaine de la gestion de l’action commerciale, des créateurs de start-ups internet dans le domaine de la relation amoureuse ou dans l’édition logicielle, et.. un jeune avocat, Rubin, fraichement arrivé de New York et prêt à conseiller des jeuens pousses sur les aspects propriété intellectuelle et structuration de financements. Eric, consultant, nous anonca la création d’un groupe pour l’évènement de la Fing sur FaceBook ainsi que la sortie d’un Livre Blanc sur l’utilisation des réseaux sociaux pros dans l’action commerciale.
Des thématiques fort intéressantes sont ressortis du debat.
Gestion de sa vie privée et stockage de ses données en ligne:
- Les craintes sur l’accès à ses données personnelles à partir du moment ou elles sont hébérgées par un tiers est une thématique qui fut très forte pendant les débats. Notre juriste nous a pourtant assuré qu’une entreprise ne pouvait juridiquement faire ce qu’elle souhaitait de nos données personnelles, que ce soit en France avec la réglementation autour de la CNIL, ou aux US avec les droits à la protection de la vie privée de la constitution.
- Il souligna que d’avoir ses données sur une clé USB que l’on transporterait avec soi était finalement moins sécurisé que de les uploader sur le serveur de MyBoo, l’offre de bureau virtuel de Lynxoft - ou sur l’une des offres concurrentes comme Zoho ou Google Apps.
Gratuité des services: on n’a que ce pour quoi l’on paie
Par contre, que faire en cas de disparition ou d’absorption du prestataire de service qui a nos données? Alors qu’une jeune femme indiquait que pour elle, le web c’était l’esprit de partage et de la gratuité, Eric nous a opportunément rappellé que l’on ne peut demander à des services comme Google Mail d’être irréprochables en terme de stockage et d’accès à nos données à partir du moment ou ils sont offerts en accès gratuit.
Si, en tant que particulier ou entreprise, je suis prêt(e) à payer 30 ou 40 euros par mois, par exemple, il est normal que l’on me garantisse un service viable et la conservation de mes données, même en cas de soucis de serveur ou de disparition du prestataire de service. Comme disent les américains, et contrairement à ce que pensent encore beaucoup d’internautes: ‘ There’s no free lunch’. La gratuité a un coût, celui de dépendre d’une entreprise qui n’offre aucune garantie sur l’existence à long terme de ses données.
Les réseaux sociaux : usages et avenir
Débats très actifs sur Viadeo, et Facebook. Les uns expliquaient le souci qu’ils avaient à faire s’inscrire des connaissances professionnelles sur Viadeo, à l’interface plutot austère. Facebook ressortissait comme un espace de networking plus ludique, voire prenant au point de pousser certaines entreprises à en interdire l’accès à leurs collaborateurs sur le lieu de travail.
Certes, mais Facebook, du fait qu’il est utilisé et apprécié par des cadres, est de plus utilisé comme un outil de networking professionnel. Certaines entreprises ont donc choisit d’adopter le phénomène plutôt que de le craindre, en se disant que malgré le temps ‘ perdu ‘ par leurs collaborateurs sur Facebook, ce média permettait aussi d’y avoir des relations professionnelles utiles à l’entreprise…A voir.
Conclusions pour moi sur la viabilité d’un réseau social:
- La tendance est de regrouper au même endroit ses intercations sociales en ligne, plutot que d’utiliser plusieurs espaces de networking.
- L’aspect d’abord ludique de FaceBook et son ergonomie plutôt sympathique en a facilité l’accès à beaucoup, même si le phénomène reste très nord-américain et axé sur les 20-35 ans à ce jour.
- Rien ne vaut l’existence d’un lien entre individus dans le monde physique pour faire vivre un espace de networking social en ligne.
- J’en ai conclu que Google allait bientôt nous proposer d’avoir notre bureau virtuel au sein de son propre espace de networking social sous peu… Wow, ainsi ils sauront absolument tout ce que vous ferez ( car je n’y serai pas, moi!), que ce soit au niveau personnel ou professionnel…Il va falloir de sacrées garanties sur la protection des données individuelles.
- Je pense qu’il reste de la place pour l’appartenance à des réseaux plus petits, même confidentiels, pour gérer nos centres d’interêt spécifiques et être à l’abri du regard, aussi bienveillant soit-il aujourd’hui, d’un géant comme Google.
Quelques liens:
-> Wiki du BarCamp
-> Facebook
-> Viadeo
-> SparInc et son Livre Blanc sur l’exploitation des réseaux sociaux en ligne
->CLEO: Centre pour l’Edition Electronique Ouverte du CNRS. Permet de diffuser en ligne les travaux en sciences humaines.
La question peut sembler étonnante, à l’époque des méga réseaux que sont Viadeo, Linkedin et FaceBook: pourquoi créer sa propre plateforme de réseau social, c’est-à-dire un espace de socialisation, d’échange et de mise en relation pour un public donné?
Institutions, Entreprises ou Individus souhaitent donner un espace de rencontre sécurisé à leur public
Plusieurs cas de figure:
- Je suis une association, une institution, et je voudrais donner à mes membres et à mes publics clients des occasions d’échange supplémentaires par rapport à ce que je leur propose déjà offline, via les manifestations que j’organise. Je peux être une association d’anciens d’école ou de familles anglophones à Paris, je peux être un musée ou un centre d’information jeunesse.
En effet, aujourd’hui le web permet de décupler les opportunités d’échange entre individus aux centres d’intêret communs. Une idée, une question, une envie de communiquer à toute heure de la journée ( ou de la nuit), et hop, ils vont en ligne et se connectent aux autres, instantannement.
- Je suis une entreprise et voudrais offrir à mes prospects, aux médias, à mes clients et/ou à mes partenaires la possibilité d’échanger entre eux et avec moi, car eux aussi ont en commun un intérêt pour mes produits ou services.
- Je suis une personne avec des besoins d’échange d’information et de contacts qui ne trouve pas de réseau physique ou en ligne adapté à ses besoins. Si je cherche à networker avec des hommes et femmes, parents, avec un parcours international, je vais créer un réseau pour les regrouper. Il s’appellera InternationalParents.net (et sera en ligne d’ici fin 2007).
Dans ces univers aux membres sélectionnés et connus d’une certaine manière, puisque liés par des affinités communes, l’échange est fructueux. Une réponse, ou une réaction tout au moins , s’ensuit dans les heures qui suivent.
Clair?